LE PROGRAMME CLAIR : UN AVANT GOUT DE L'INACCEPTABLE !

Le SNETAA critiquait le programme « Clair » suite à l’annonce (sans concertation) !) de la mise en place de ce système. Notre critique était justifiée !

Tout se présentait dans la plus grande obscurité.

A l’usage, le SNETAA avait raison de critiquer ce cadre :
- Rien ne garantissait que ces « EPLE » seraient consultés ( Ce qui a été le cas ! Puisque la liste des établissements concernés a été publiée au BO dans l’obscurité totale de la décision ! Et nos collègues s’interrogent à juste titre sur cet « absolutisme » même irrespectueux d’une certaine annonce de l’ « autonomie des établissements » ! ).
- Rien n’était spécifié sur les contenus de « Clair », ce qui était insupportable. Le SNETAA avait contesté de suite, sentant une dérogation grave de conséquences qui allait entraîner arbitraire et déréglementation et un cadre expérimental pour développer d’autres cadres de recrutement, de gestion, de fonction, de définition des cadres budgétaires…

Nous avons eu, hélas, raison !
La réalité est grave !
Et nous devons nous en inquiéter ! Surtout si c’est la maquette du futur initiée par ce système :
• Création étonnante de la fonction inédite de « préfet des études », responsable aussi de la « vie scolaire », responsable pédagogique et éducatif d’un niveau de classe qui lui est confié. Et il deviendrait membre de l’équipe de direction ! La fonction de CPE semble en outre menacée. On sent arriver le « Contremaître » !
• Recrutement de l’enseignant par le chef d’établissement (hors de tout cadre règlementaire, hors des CAPA en bafouant le paritarisme !).
• Autre définition des fonctions (Et là nous avons déjà des témoignages désolants de ce qui se met en place ici ou là ! Ce n’est pas supportable, nous devons le contester ! Et tous les collègues doivent se préoccuper de ce cadre « Clair » car c’est une « avant-garde » de ce qui va se mettre en place en 2012 en matière d’arbitraire et de déréglementation ! )
• Mystère aussi en matière de nouvelles définitions des fonctions, des horaires, des financements, du traitement, des indemnités versées pour les contenus de ce qui est imposé localement, ainsi que pour les « récompenses » attribuées individuellement ! Où est la règle ?

Alors, sachez que le SNETAA soutient les collègues victimes de ce cadre, et les aidera ! Dans plusieurs établissements, nos collègues ont voté à l’unanimité le retrait du dispositif « clair » de leur établissement.
Le devenir des mutations serait alors voué à l'arbitraire local, niant l'existence des CAPA. Il en irait de même pour la définition de nos fonctions, de notre statut, de notre traitement, de nos indemnités ! C'est inacceptable ! Face à l'individualisation forcée, rejoignez le SNETAA et combattons ensemble !